dimanche 11 juin :
Alto da Pena - Dumbría
Hier
en début d'après-midi, accueil aimable à l'
auberge (privée) Alta do Pena. Isolée, loin du centre du hameau, rien à visiter alentour : après
la douche et la lessive, se reposer au soleil dans le jardin, siroter
une bière, prendre quelques notes dans le petit calepin, et s'assoupir
doucement... Ainsi va la vie du pèlerin. A 19h30, l'hôtesse et l'hôte
des lieux servent à la quinzaine de pèlerins un repas très roboratif
pris en commun : soupe de lentilles, patates et chorizo, pâtes en sauce
avec viande hachée et fromage, petit gâteau - le tout accompagné de vin
et d'eau, et suivi d'un petit verre de
licor de hierbas,
préparation à base d'alcool de vin et de mélasse
et en extrayant l'arôme de plantes qui poussent dans la région.
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| Hórreo galicien dans la brume du matin |
Nouveau départ matinal (6h15) et, comme hier, marche
de plusieurs heures avant de trouver un bar ouvert pour le petit
déjeuner. Une longue étape de 35 kilomètres environ, la plupart du temps
seul sur le Chemin, personne en vue devant, personne derrière. Dans la
brume ou la bruine, une bonne partie de la journée. Le soleil a fait son
apparition à l'arrivée à Dumbría.
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| Le choix entre Fisterra et Muxía. Direction Muxía ! |
Peu après le hameau de Hospital, une grosse double
borne indique la bifurcation Fisterra/Muxía. Samedi, Peter n'est pas
reparti avec moi de Santiago. Resté un jour de plus, il va rallier
Fisterra en trois jours. Nous avons convenu de nous y retrouver. Depuis
Santiago, il me faudra quatre jours pour rejoindre Fisterra, en faisant
étape à
Dumbría puis à Muxía.
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| Un épouvantail ? Non : un apiculteur qui s'occupe de ses ruches |
Le soir à l'auberge publique de Dumbría, un beau
bâtiment neuf, je retrouve la rochelaise Valérie, et deux
luxembourgeois-espagnols Cassiano et Juan, aperçus hier matin au petit
déjeuner à la Casa Pancho. Avec ces deux derniers, nous allons dîné dans
un des rares bars ouverts de la petite ville ce dimanche soir tandis
que Valérie concocte son propre repas à l'auberge. Au premier abord,
Valérie m'est apparue trop organisée, un peu obstinée : je marche, je
marche, je ne suis pas là pour le tourisme, pas question de faire halte
une journée pour visiter des villes fussent-elles remarquables - des
villes qui me font rêver (Mérida, Salamanque, Burgos,...) et où
j'imagine très bien pouvoir rester à flâner, en oubliant un peu le
Chemin. Mais je dois reconnaître que Valérie est courageuse, partie
seule le 4 mai depuis Séville - et puis contrairement à moi, elle
travaille encore ; le Chemin elle le parcours pendant ses congés.
Toutes les photos de l'étape :
Alto da Pena - Dumbría
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