Avec
la pluie qui est tombée (par chance, toujours la nuit) ces derniers
jours, le chemin par endroits après Bodenaya ressemble à un long étang
bordé de boue parfois dangereusement franchissable ; le risque est grand
de glisser et d'enfoncer le pied dans plusieurs centimètres de boue,
voir d'y tomber comme c'est arrivé à un pèlerin que j'ai rattrapé au
moment où il sortait de la mare dans un piteux état. C'est à ces
moments-là qu'on se dit que marcher avec une bonne paire de bâtons, ça
aide.
Entre Bodenaya et Campiello, on monte à 900 mètres et découvre de vastes horizons. On voit toutes sortes d'animaux : papillons, escargots, limaces, oiseaux (beaucoup de bergeronnettes), ânes, chevaux, veaux, vaches, moutons, et même quelques cochons.
| De la boue sur le chemin entre Bodenaya et Tineo |
Entre Bodenaya et Campiello, on monte à 900 mètres et découvre de vastes horizons. On voit toutes sortes d'animaux : papillons, escargots, limaces, oiseaux (beaucoup de bergeronnettes), ânes, chevaux, veaux, vaches, moutons, et même quelques cochons.
| A l'approche du point haut de l'étape (900 mètres) : du vent et un ciel tourmenté |
| Au creux d'un vallon, le monastère bénédictin Santa María de la Real de Obona (XIIIe siècle) |
Dans l'auberge privée de Campiello, la Casa Herminia, il y a deux étages. Au rez-de-chaussée, sont installés dans un dortoir avec lits à étage les « vrais pèlerins » qui portent leur sac à dos vaille que vaille, et à l'étage de l'auberge, dans des chambres de type hôtel logent des « faux pèlerins » qui marchent légers, leurs sacs à dos étant transportés par taxi d'étape en étape. Les premiers et les seconds ne font pas tout à fait le même Chemin.
Jean-Christophe Rufin dans son récit Immortelle randonnée (Folio, 5833) dit quelques mots de la Casa Herminia et de sa patronne au verbe haut, un brin péremptoire, qui voudrait bien que les guides répertorient Campiello comme ville-étape, plutôt que Tineo.
Toutes les photos de l'étape : Bodenaya - Campiello