vendredi 16 juin :
fin du voyage
Train au départ de
Santiago à 10h06 pour Irún. Très long voyage de plus de dix heures qui
laisse le temps de se reposer, de penser à nouveau aux longues heures
passées à marcher, aux personnes rencontrées tout au long du Chemin, aux
paysages exceptionnels, aux monuments grands ou modestes qui ont
jalonné le pèlerinage.
Le train est bien entendu aussi
un lieu de rencontre : ce vieux monsieur en recherche d'échanges et de
conversation qui se rend à Saint-Sébastien ; trois pèlerines espagnoles
qui m'expliquent, en prenant un bocadillo et un verre au wagon-bar, que
depuis presque dix ans elles effectuent ensemble une semaine de marche
sur le Chemin ; aujourd'hui c'est le retour à leur domicile à Burgos
pour reprendre le travail.
 |
| Au wagon-bar, entre Santiago et Irún |
Le trajet du train emprunte en grande partie celui du
Camino Francés et traverse le grand plateau que redoutent, semble-t-il, certains pèlerins : la
Meseta.
Il passe par les villes d'Ourense, Ponferrada, Astorga, León, Sahagún,
Burgos, et Vitoria-Gasteiz. Outre la beauté des grands espaces, j'ai été
frappé - comme pendant la marche sur le Chemin - par les innombrables
champs d'éoliennes. En matière d'énergies renouvelables, l'Espagne donne
l'impression d'avoir pris le bon chemin...
 |
| Paysage vu du train, après Burgos |
Bonne nouvelle : le train est terminus à Hendaye
(Irún est une ville trop triste pour y passer une nuit au retour...).
Hier, j'ai réservé une chambre à l'hôtel de la Gare sur le trajet duquel
je rencontre Sandra une pèlerine également de retour d'Espagne. Nous
décidons de sortir dîner dans le centre-ville à un petit kilomètre de
là. Un échange chaleureux, avec cette pharmacienne qui vit à Saintes :
conversation à bâtons rompus sur nos expériences du Chemin, ce que nous y
avons vécu, ce que nous y recherchons, etc. La discussion reprend au
petit déjeuner, puis un peu plus tard au wagon-bar du tgv.
Toutes les photos :
fin du voyage