Affichage des articles dont le libellé est Clara. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Clara. Afficher tous les articles

vendredi 23 juin 2017

journée à Lugo

lundi 5 juin : journée à Lugo
Lundi de Pentecôte à Lugo (Galice) : les enfants vont à l'école, les parents au boulot, la ville endormie hier après-midi s'est soudain réveillée. Le pèlerin aussi, mais plus tard que d'habitude. J'ai décidé de passer une journée ici pour visiter et me délasser après les douze premiers jours de marche. D'abord, chercher une laverie automatique pour une grande lessive à mi-parcours, puis aller prendre un petit déjeuner roboratif à base de « chocolate con churros ».
Lugo, à la laverie automatique
A la laverie automatique
A Lugo, café con churros
Café con churros
Lugo, ville de presque 100 000 habitants est connue pour son quartier historique central ceint entièrement (deux kilomètres) par une haute et large muraille datant du deuxième siècle, construite par les Romains. Dans la vieille ville domine la cathédrale Santa María, dont l'édification a commencé au XIIe siècle (église romane à l'origine) suivie par des remaniements aux époques gothique et baroque. La cathédrale est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 5 juillet 2015. Avec Peter nous l'avons visitée en détail et eu le privilège d'entrer dans la sacristie, presque aussi vaste que la nef.
Lugo
La cathédrale Santa María de Lugo
Lugo
La cathédrale Santa María de Lugo
 On trouve également dans le quartier historique d'autres monuments dignes d'intérêt, par exemple : le couvent San Francisco fondé en 1214 par un disciple de Saint François ; la Mairie (ayuntamiento) dont le bâtiment fut édifié en 1736 ; l'église San Froilán (XVIIe-XVIIIe siècles), San Froilán né à Lugo (833-904) est le saint patron de la ville. Et puis bien sûr, cette muraille impressionnante en haut de laquelle, sur le chemin de ronde, Peter et moi avons longuement flâné.

Muraille de Lugo
Le chemin de ronde de la muraille romaine de Lugo
Jour de repos veut dire, ne pas trop marcher, rester assis, de préférence dans des bars. Mon ami Peter a souvent soif d'une (ou deux, ou trois, ou...) bières, souvent grand format. Ayant été marié pendant quelques années à une espagnole, il connaît bien la langue. Fort de sa double culture il a appris à « Papy Dominique » (c'est ainsi qu'il me surnommait) les mots espagnols de la bièrela cerveza ») : « una caña », c'est une demi-pression ; « una jarra », c'est une double caña (50 cl) ; « una clara », c'est un panaché qu'on demande « con gaseosa » (avec limonade) ou « con limón » (au citron).

La petite leçon a eu lieu en fin de matinée au bar Breoghan, Bolaño Rivadeneira, 24 bajo - où nous avons sympathisé avec une charmante serveuse brésilienne. Celle-ci nous a appris que l'après-midi le service était assurée par une serveuse française. Information qui nous a encouragés à revenir plus tard pour faire la connaissance de cette jeune femme. Elle m'a expliqué que sa mère espagnole a quitté son père français et décidé de revenir en Espagne et de s'installer à Lugo, alors qu'elle-même avait quatorze ans (elle en a à peine plus de vingt aujourd'hui). Même si elle retourne une fois par an à Paris, où elle a vécu, dans le neuvième arrondissement, quitter Paris pour Lugo avait été très dur.

Ainsi passent les jours de repos, des rencontres, siempre...

Toutes les photos de la journée : à Lugo