vendredi 23 juin 2017

fin du voyage

vendredi 16 juin : fin du voyage
Train au départ de Santiago à 10h06 pour Irún. Très long voyage de plus de dix heures qui laisse le temps de se reposer, de penser à nouveau aux longues heures passées à marcher, aux personnes rencontrées tout au long du Chemin, aux paysages exceptionnels, aux monuments grands ou modestes qui ont jalonné le pèlerinage.

Le train est bien entendu aussi un lieu de rencontre : ce vieux monsieur en recherche d'échanges et de conversation qui se rend à Saint-Sébastien ; trois pèlerines espagnoles qui m'expliquent, en prenant un bocadillo et un verre au wagon-bar, que depuis presque dix ans elles effectuent ensemble une semaine de marche sur le Chemin ; aujourd'hui c'est le retour à leur domicile à Burgos pour reprendre le travail.

Au wagon-bar
Au wagon-bar, entre Santiago et Irún
Le trajet du train emprunte en grande partie celui du Camino Francés et traverse le grand plateau que redoutent, semble-t-il, certains pèlerins : la Meseta. Il passe par les villes d'Ourense, Ponferrada, Astorga, León, Sahagún, Burgos, et Vitoria-Gasteiz. Outre la beauté des grands espaces, j'ai été frappé - comme pendant la marche sur le Chemin - par les innombrables champs d'éoliennes. En matière d'énergies renouvelables, l'Espagne donne l'impression d'avoir pris le bon chemin...

Paysage vu du train, après Burgos
Paysage vu du train, après Burgos
Bonne nouvelle : le train est terminus à Hendaye (Irún est une ville trop triste pour y passer une nuit au retour...). Hier, j'ai réservé une chambre à l'hôtel de la Gare sur le trajet duquel je rencontre Sandra une pèlerine également de retour d'Espagne. Nous décidons de sortir dîner dans le centre-ville à un petit kilomètre de là. Un échange chaleureux, avec cette pharmacienne qui vit à Saintes : conversation à bâtons rompus sur nos expériences du Chemin, ce que nous y avons vécu, ce que nous y recherchons, etc. La discussion reprend au petit déjeuner, puis un peu plus tard au wagon-bar du tgv.

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