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vendredi 23 juin 2017

étape Alto da Pena - Dumbría

dimanche 11 juin : Alto da Pena - Dumbría
Hier en début d'après-midi, accueil aimable à l'auberge (privée) Alta do Pena. Isolée, loin du centre du hameau, rien à visiter alentour : après la douche et la lessive, se reposer au soleil dans le jardin, siroter une bière, prendre quelques notes dans le petit calepin, et s'assoupir doucement... Ainsi va la vie du pèlerin. A 19h30, l'hôtesse et l'hôte des lieux servent à la quinzaine de pèlerins un repas très roboratif pris en commun : soupe de lentilles, patates et chorizo, pâtes en sauce avec viande hachée et fromage, petit gâteau - le tout accompagné de vin et d'eau, et suivi d'un petit verre de licor de hierbas, préparation à base d'alcool de vin et de mélasse et en extrayant l'arôme de plantes qui poussent dans la région.

Hórreo
Hórreo galicien dans la brume du matin
Nouveau départ matinal (6h15) et, comme hier, marche de plusieurs heures avant de trouver un bar ouvert pour le petit déjeuner. Une longue étape de 35 kilomètres environ, la plupart du temps seul sur le Chemin, personne en vue devant, personne derrière. Dans la brume ou la bruine, une bonne partie de la journée. Le soleil a fait son apparition à l'arrivée à Dumbría.

Borne directionnelle Fisterra et Muxía
Le choix entre Fisterra et Muxía. Direction Muxía !
Peu après le hameau de Hospital, une grosse double borne indique la bifurcation Fisterra/Muxía. Samedi, Peter n'est pas reparti avec moi de Santiago. Resté un jour de plus, il va rallier Fisterra en trois jours. Nous avons convenu de nous y retrouver. Depuis Santiago, il me faudra quatre jours pour rejoindre Fisterra, en faisant étape à Dumbría puis à Muxía.

Un apiculteur qui s'occupe de ses ruches
Un épouvantail ? Non : un apiculteur qui s'occupe de ses ruches
Le soir à l'auberge publique de Dumbría, un beau bâtiment neuf, je retrouve la rochelaise Valérie, et deux luxembourgeois-espagnols Cassiano et Juan, aperçus hier matin au petit déjeuner à la Casa Pancho. Avec ces deux derniers, nous allons dîné dans un des rares bars ouverts de la petite ville ce dimanche soir tandis que Valérie concocte son propre repas à l'auberge. Au premier abord, Valérie m'est apparue trop organisée, un peu obstinée : je marche, je marche, je ne suis pas là pour le tourisme, pas question de faire halte une journée pour visiter des villes fussent-elles remarquables - des villes qui me font rêver (Mérida, Salamanque, Burgos,...) et où j'imagine très bien pouvoir rester à flâner, en oubliant un peu le Chemin. Mais je dois reconnaître que Valérie est courageuse, partie seule le 4 mai depuis Séville - et puis contrairement à moi, elle travaille encore ; le Chemin elle le parcours pendant ses congés.

Toutes les photos de l'étape : Alto da Pena - Dumbría

étape Dumbría - Muxía

lundi 12 juin : Dumbría - Muxía
L'Océan je l'ai quitté dès mon départ de Ribadesella, et aujourd'hui - vingt jours de marche plus tard - je le retrouve avec un plaisir que vous n'imaginez pas, ici à Muxía [pour les puristes, ça se prononce : mou-chi-a]. Ce n'est pas encore la fin des terres, le bout du bout (Fisterra) mais ça s'en rapproche.

Chemin dans la lande galicienne
Pins, eucalyptus et fougères : le triptyque de la lande galicienne
Le vent qui soufflait pendant cette petite étape de vingt kilomètres n'était rien à côté de la tempête qui déferle sur la côte. Les bretons me comprendront 😜 Mais pas de pluie, et même une tendance à l'éclaircie dans l'après-midi. Une étape semblable à celle d'hier avec une alternance de grands plateaux où règnent la lande (fougères, pins, eucalyptus,...) et de larges vallons où l'on traverse de petits hameaux voués à l'agriculture.

Ici dans ce Finistère espagnol c'est le domaine de la pierre grise, celle des maisons, des églises, des murets qui entourent les parcelles et longent le Chemin de chaque côté. Et des gens qui prennent du temps pour vous adresser un mot gentil, certains voulant savoir d'où vous venez (car ils savent où vous allez !). Et toujours des églises baroques entourées de leur cimetière et des hórreos, siempre. Et des éolicos, ces éoliennes nombreuses, très nombreuses.

Monastère de San Xulián de Moraime
Monastère de San Xulián de Moraime, peu de temps avant d'arriver à Muxía
Parti à 7h00 de Dumbría en compagnie de Cassiano et Juan, je suis arrivé seul (chacun marche à son rythme) vers midi à Muxía ; en attendant que l'auberge municipale ouvre (à 13h00), je suis allé me mettre à l'abri du vent dans un café. Avant cela, j'ai acheté une serviette de toilette, ayant oublié la mienne à l'auberge de Alto da Pena (¿ Vendes toallas ? Olvidé la mía en el albergue.) Cette petite serviette éponge orange à 1,99 € fera l'affaire.
Il faut également organiser le voyage de retour...à Paris. Sur les conseils de Christine, j'ai décidé de rentrer en train de Santiago à Irún. Je réserve un billet sur le site de Renfe, et un autre pour aller de Hendaye à Paris sur celui de la Sncf.
A la Punta de la Barca, Muxía
« A Ferida » (la blessure) et le sanctuaire Nuestra Señora de la Barca, à Muxía
Puis à l'auberge - bâtiment moderne, comme à Dumbría, propre et fonctionnel - douche, lessive, et sieste. Le vent n'avait pas cessé, mais les nuages moins nombreux laissaient paraître le soleil lorsque je suis ressorti pour aller au bout de la ville, c'est-à-dire à la Punta da Barca où se trouve le sanctuaire Nuestra Señora de la Barca et la sculpture « A Ferida » (la blessure) en mémoire au travail des volontaires qui ont nettoyé la côte après le naufrage du pétrolier Prestige en 2002.

Toutes les photos de l'étape : Dumbria - Muxía