vendredi 9 juin :
Pedrouzo Arca - Saint Jacques de Compostelle (Santiago)
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| Dites-le avec des fleurs : pèlerin suivre les flèches jaunes ! |
A l'approche de Saint-Jacques, le nombre de pèlerins semble croître continûment. Quelques kilomètres avant le
Monte do Gozo
(Mont de la Joie), j'aperçois sur le sac à dos d'un pèlerin qui me
précède un écusson de l'association Compostelle 2000, le même que celui
de mon propre sac : c'est ainsi que je fais la connaissance de
Alain Loyan parti du Puy-en-Velay à la mi-avril...
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| La cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, à l'horizon |
Au
Monte do Gozo, en voyant à l'horizon les
flèches de la cathédrale de Santiago, distante d'environ cinq
kilomètres, la joie de me rapprocher du but m'envahit et, en même temps,
je me demande ce que suis venu chercher. Les cinq derniers kilomètres
ont été particulièrement longs. Plus je marchais, plus le point
d'arrivée semblait se dérober ; la traversée des faubourgs puis de la
ville de Santiago n'en finissait pas ; elle en finissait d'autant moins
qu'une fois redescendu du
Monte de Gozo, la cathédrale disparaît de la vue du pèlerin.
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| La joie, malgré tout - avec Peter |
Enfin arrivés vers midi dans le centre historique de
Santiago, j'ai été pris par un gros stress, angoissé par l'idée de ne
pas trouver à nous loger. Peter, garçon optimiste, a tout fait pour me
rassurer, en vain. Toutes les logements que j'avais repérés étaient
complets ; des auberges pour pèlerins proches de la cathédrale où nous
nous rendions n'avaient pas de places disponibles alors que dans
l'entrée de ces établissements il y avait des valises (et pas des sacs à
dos) de pèlerins, peut-être arrivés en bus. Je commençais à me sentir
mal à Santiago, et à me dire qu'il serait mieux pour moi d'en partir dès
demain.
Peter a réussi à retrouver une auberge,
Roots & Boots,
également complète, mais dont le gérant nous a autorisés à nous doucher
et à laver et sécher notre linge. Entre temps nous avions fini par
trouver l'endroit où passer la nuit : à l'albergue Seminario Menor, un peu à l'écart du centre historique - mais, après tout, l'essentiel était d'avoir un lit pour la nuit.
Après la messe des pèlerins de 19h00 à la cathédrale, je suis allé dîner d'un arroz con camarones, almejas y amejillas (riz aux crevettes, palourdes et moules) dans un restaurant plutôt classe - le Carretas -
avec Peter et la « bande à Oscar » (avec Sana l'irlandaise, Pascualina
l'italienne,...) groupe de pèlerin(e)s que nous avons côtoyé depuis
Lugo. Oscar, un garçon espagnol, est chauffeur routier ; il parcourt
l'Europe d'Ouest en Est et du Sud au Nord avec son camion. Dans les villes et villages en France, m'explique-t-il, à partir de 19h00, il est difficile de trouver à manger, quelle que soit la période de l'année ; tous les commerces ferment. Alors qu'en Espagne, à 19h00, la vie commence !
Toutes les photos de l'étape :
Pedrouzo Arca - Saint Jacques de Compostelle (Santiago)