lundi 5 juin : journée à Lugo
Lundi
de Pentecôte à Lugo (Galice) :
les enfants vont à l'école, les parents au boulot, la ville endormie
hier
après-midi s'est soudain réveillée. Le pèlerin aussi, mais plus tard que
d'habitude. J'ai décidé de passer une journée ici pour visiter et me
délasser
après les douze premiers jours de marche. D'abord, chercher une laverie
automatique pour une grande lessive à mi-parcours, puis aller prendre un
petit
déjeuner roboratif à base de « chocolate con churros ».
 |
| A la laverie automatique |
 |
| Café con churros |
Lugo, ville de presque 100 000 habitants est connue pour son
quartier historique central ceint entièrement (deux kilomètres) par une haute
et large muraille datant du deuxième siècle, construite par les Romains. Dans la vieille ville domine la
cathédrale Santa María,
dont
l'édification a commencé au XIIe siècle (église romane à l'origine)
suivie par
des remaniements aux époques gothique et baroque. La cathédrale est
inscrite au
Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 5 juillet 2015.
Avec Peter nous l'avons visitée en détail et eu le privilège d'entrer
dans la sacristie, presque aussi vaste que la nef.
On trouve également dans le quartier historique d'autres monuments dignes d'intérêt, par exemple : le couvent San
Francisco fondé en 1214 par un disciple de Saint François ; la Mairie
(ayuntamiento) dont le bâtiment fut édifié en 1736 ; l'église San Froilán (XVIIe-XVIIIe siècles),
San Froilán
né à Lugo (833-904) est le saint patron de la ville. Et puis bien sûr,
cette muraille impressionnante en haut de laquelle, sur le chemin de
ronde, Peter et moi avons longuement flâné.
Jour de repos veut dire, ne pas trop marcher, rester
assis, de préférence dans des bars. Mon ami Peter a souvent soif d'une
(ou deux, ou trois, ou...) bières, souvent grand format. Ayant été marié
pendant quelques années à une espagnole, il connaît bien la langue.
Fort de sa double culture il a appris à « Papy Dominique » (c'est ainsi
qu'il me surnommait)
les mots espagnols de la bière («
la cerveza ») : «
una caña », c'est une demi-pression ; «
una jarra », c'est une double
caña (50 cl) ; «
una clara », c'est un panaché qu'on demande «
con gaseosa » (avec limonade) ou «
con limón » (au citron).
La
petite leçon a eu lieu en fin de matinée au
bar Breoghan,
Bolaño Rivadeneira, 24 bajo - où
nous avons sympathisé avec une charmante serveuse brésilienne. Celle-ci
nous a appris que l'après-midi le service était assurée par une
serveuse française. Information qui nous a encouragés à revenir plus
tard pour faire la connaissance de cette jeune femme. Elle m'a expliqué
que sa mère espagnole a quitté son père français et décidé de revenir en
Espagne et de s'installer à Lugo, alors qu'elle-même avait quatorze ans
(elle en a à peine plus de vingt aujourd'hui). Même si elle retourne
une fois par an à Paris, où elle a vécu, dans le neuvième
arrondissement, quitter Paris pour Lugo avait été très dur.
Ainsi passent les jours de repos, des rencontres,
siempre...
Toutes les photos de la journée :
à Lugo