lundi 12 juin :
Dumbría - Muxía
L'Océan je l'ai quitté dès mon départ de Ribadesella, et
aujourd'hui - vingt jours de marche plus tard - je le retrouve avec un plaisir
que vous n'imaginez pas, ici à
Muxía [pour les puristes, ça se prononce :
mou-chi-a]. Ce n'est pas encore la fin des terres, le bout du bout (Fisterra)
mais ça s'en rapproche.
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| Pins, eucalyptus et fougères : le triptyque de la lande galicienne |
Le vent qui soufflait pendant cette petite étape de
vingt kilomètres
n'était rien à côté de la tempête qui déferle sur la côte. Les bretons
me
comprendront 😜 Mais pas de pluie, et même une tendance à l'éclaircie
dans l'après-midi. Une étape semblable à celle d'hier avec une
alternance de
grands plateaux où règnent la lande (fougères, pins,
eucalyptus,...) et de larges
vallons où l'on traverse de petits hameaux voués à l'agriculture.
Ici dans ce Finistère espagnol c'est le domaine de la pierre
grise, celle des maisons, des églises, des murets qui entourent les parcelles
et longent le Chemin de chaque côté. Et des gens qui prennent du temps pour
vous adresser un mot gentil, certains voulant savoir d'où vous venez (car ils
savent où vous allez !). Et toujours des églises baroques entourées de leur cimetière et
des hórreos, siempre. Et des
éolicos, ces éoliennes nombreuses, très nombreuses.
Parti à 7h00 de Dumbría en compagnie de Cassiano et
Juan, je suis arrivé seul (chacun marche à son rythme) vers midi à Muxía
; en attendant que l'auberge municipale ouvre (à 13h00), je suis allé
me mettre à l'abri du vent dans un café. Avant cela, j'ai acheté une
serviette de toilette, ayant oublié la mienne à l'auberge de Alto da
Pena (
¿ Vendes toallas ? Olvidé la mía en el albergue.) Cette petite serviette éponge orange à 1,99 € fera l'affaire.
Il
faut également organiser le voyage de retour...à Paris. Sur les
conseils de Christine, j'ai décidé de rentrer en train de Santiago à
Irún. Je réserve un billet sur le site de Renfe, et un autre pour aller de Hendaye à Paris sur celui de la Sncf.
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| « A Ferida » (la blessure) et le sanctuaire Nuestra Señora de la Barca, à Muxía |
Puis
à l'auberge - bâtiment moderne, comme à Dumbría, propre et fonctionnel -
douche, lessive, et sieste. Le vent n'avait pas cessé, mais les nuages
moins nombreux laissaient paraître le soleil lorsque je suis ressorti
pour aller au bout de la ville, c'est-à-dire à la Punta da Barca où se
trouve le sanctuaire Nuestra Señora de la Barca et la sculpture « A Ferida » (la blessure) en mémoire au travail des volontaires qui ont nettoyé la côte après le naufrage du pétrolier Prestige en 2002.
Toutes les photos de l'étape :
Dumbria - Muxía
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